La rénovation

Aimé Césaire

AIMÉ CÉSAIRE

 

 

Maison des Associations « Aimé Césaire »

La ville a choisi de renommer la Maison des Associations du nom de « Maison des Associations - Aimé Césaire ». Cette dénomination a fait l’unanimité lors de sa proposition au conseil municipal. L’ensemble de la municipalité était d’accord pour honorer la mémoire du poète et homme politique progressiste français originaire de Martinique.

Clichy entretient depuis longtemps de bonnes relations avec la ville de Fort-de-France, ville natale d’Aimé Césaire. Gilles Catoire avait accueilli en décembre 2009, à la médiathèque de la ville puis en mairie, Serge Letchimy, maire de Fort-de-France.

Durant cette rencontre, ce dernier a offert à la municipalité la reproduction de l’original d’un Cahier d’un retour au pays natal écrit par Aimé Césaire.

Avant de se voir remettre le tapuscrit, le maire de Clichy avait tenu à rappeler qu’« Aimé Césaire est un homme de conviction, de création, de témoignage et de fidélité. Il continue de faire réfléchir sur le sens de la citoyenneté ».

Il a également été retenu de donner le nom d’Olympe de GOUGES, femme de lettres française devenue femme politique et polémiste et qui a été l’une des premières à dénoncer la cruauté du code noir de Colbert, à la salle de réception de la Maison des Associations. Le nom de Louise MICHEL, figure importante de la Commune de Paris et de l’enseignement révolutionnaire des années 1860, a aussi été donné àla salle de spectacle de la Maison des Associations.

La dénomination de La Maison des Associations « Aimé Césaire »

Aimé Césaire

Aimé Césaire est né à Basse Pointe en Martinique le 26 juin 1913 et est mort à Fort de France, le 17 avril 2008.

Issu d’une famille de sept enfants, d’un père fonctionnaire et d’une mère couturière,Aimé Césaire étudie d’abord au lycée Schoelcher, à Fort-de-France. Il obtient une bourse pour partir poursuivre ses études à Paris, au lycée Louis Le Grand. Enhypokhâgne, il y rencontre Léopold Sédar Senghor, avec lequel il fonde, en 1934, L’Etudiant noir.

C’est dans cette revue qu’Aimé Césaire emploie, pour la première fois, le mot qui, à lui seul, résumera son combat, tant littéraire que politique : la « négritude ». Ce concept, forgé par Aimé Césaire en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d’une part le projet français d’assimilation culturelleet à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l’idéologie colonialiste.

Construit contre l’idéologie coloniale française de l’époque, le projet de la négritude est plus culturel que politique. Il s’agit, au-delà d’une vision partisane et raciale du monde, d’un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. Césaire déclare en effet : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ».

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, il publie le ‘Cahier d’un retour au pays natal’ puis rentre en Martinique, pour y enseigner le français. La Seconde Guerre mondiale lui donne l’occasion de forger ses idéaux politiques, la libération de mettre ces idéaux en pratique.

La situation martiniquaise à la fin des années 1930 est en effet, celle d’un pays en proie à une « aliénation culturelle profonde », les élites privilégiant avant tout les références arrivant de la France, métropole coloniale. En matière de littérature, les rares ouvrages martiniquais de l’époque vont jusqu’à revêtir un exotisme de bon aloi, pastichant le regard extérieur manifeste dans les quelques livres français mentionnant la Martinique. Ce « doudouisme » allait nettement alimenter les clichés frappant la population martiniquaise.

C’est en réaction à cette situation que le couple Césaire, épaulé par d’autres intellectuels martiniquais fonde en 1941 la revue « Tropiques ». Alors que la Seconde Guerre mondiale provoque le blocus de la Martinique par les États-Unis (en raison du régime de collaboration de Vichy), les conditions de vie sur place se dégradent. Le régime instauré par l’Amiral Robert, envoyé spécial du gouvernement de Vichy, est répressif. Dans ce contexte, la censure vise directement la revue « Tropiques », qui paraîtra, avec difficulté, jusqu’en 1943.
A partir de la libération, il mêle ses activités d’écrivain avec ses mandats de maire et de député.

En 1945, Aimé Césaire, coopté par les élites communistes, est élu maire de Fortde- France. Il est également élu député, mandat qu’il conservera sans interruption jusqu’en 1993. Son combat, compte tenu de la situation économique et sociale de la Martinique, est d’obtenir la départementalisation. Aimé Césaire quitte le PC en 1956, s’inscrit au Parti du regroupement africain et des fédéralistes, puis fonde deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l’autonomie de la Martinique. Il siège à l’Assemblée nationale comme non inscrit de 1958 à 1978, puis comme apparenté socialiste de 1978 à 1993. Aimé Césaire restera maire de Fort-de-France jusqu’en 2001.
De 1945 à 2001 : maire de Fort-de-France (56 ans)
De 1945 à 1993 : député de la Martinique (48 ans)
De 1983 à 1986 : président du conseil régional de la Martinique
De 1945 à 1949 et 1955 à 1970 : conseiller général de Fort-de-France

La politique culturelle d’Aimé Césaire est incarnée par sa volonté de mettre la culture à la portée du peuple et de valoriser les artistes du terroir. Elle est marquée par la mise en place des premiers festivals annuels de Fort-de-France en 1972, puis la mise en place d’une structure culturelle permanente grâce à l’installation au Parc Floral de Fort-de-France et dans les quartiers, pour la première fois en Martinique, d’une équipe professionnelle à partir de 1974. En 1976, à partir des fondations de l’équipe de l’office de la culture provisoire, ce sera la création officielle du Service Municipal d’Action Culturelle (SERMAC).

Aimé Césaire se retire de la vie politique en 2001, mais reste un personnage incontournable de l’histoire martiniquaise jusqu’à sa mort. Après le décès de son camarade Senghor, il est resté l’un des derniers fondateurs de la pensée « négritudiste ».

On notera sa réaction à la loi française du 23 février 2005 sur les aspects positifs de la colonisation qu’il faudrait évoquer dans les programmes scolaires, loi dont il dénonce la lettre et l’esprit et qui l’amène à refuser de recevoir Nicolas Sarkozy. En mars 2006, après l’abrogation de l’article le plus controversé de la loi du 23 février 2005, Aimé Césaire revient sur sa décision et reçoit Nicolas Sarkozy.

Durant la campagne de l’élection présidentielle française de 2007, il soutient activement Ségolène Royal, en l’accompagnant lors du dernier rassemblement de sa vie publique. « Vous nous apportez la confiance et permettez-moi de vous dire aussi l’espérance »

Hospitalisé le 9 avril 2008, il décède le 17 avril 2008, à l’âge de 94 ans. Reprenant une initiative de l’écrivain Claude Ribbe, Ségolène Royal, Jean-Christophe Lagarde, Christine Albanel, appuyés par d’autres élus, ont demandé son entrée au Panthéon et une pétition en ce sens a été mise en ligne le 10 mai 2008.

Des obsèques nationales ont été célébrées le 20 avril 2008 à Fort-de-France, en présence du chef de l’État. Un grand discours a été prononcé par Pierre Aliker, son ancien premier adjoint à la mairie de Fort-de-France, âgé de 101 ans. Le président de la République s’est incliné devant la dépouille, devant plusieurs milliers de personnes réunies au Stade Dillon.

Sur sa tombe, au Cimetière La Joyaux de Fort de France, sont inscrits des mots choisis par Aimé Césaire lui-même et extraits de Calendrier lagunaire : « La pression atmosphérique ou plutôt l’historique Agrandit démesurément mes maux Même si elle rend somptueux certains de mes mots ».

Louise Michel

Louise Michel, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne) et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, alias Enjolras, est une militante anarchiste et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste.

Préoccupée très tôt par l’éducation, elle enseigne quelques années avant de se rendre à Paris en 1856. Là, à 26 ans, elle développe une activité littéraire, pédagogique, politique et activiste importante et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes du Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux événements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu’en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle s’éveille à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, multiplie les manifestations et réunions en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement un activisme politique important dans toute la France jusqu’à sa mort à l’âge de 74 ans.

Elle représente une figure importante de la Commune de Paris et de l’enseignement révolutionnaire des années 1860, et constitue encore aujourd’hui une personnalité influente dans la pensée révolutionnaire et anarchiste.

Olympe de Gouges

Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste. Auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civiques et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.

Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, pour l’humanisme en général, et l’importance du rôle qu’elle a joué dans l’histoire des idées a été considérablement réévaluée à la hausse dans les milieux universitaires.

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